Noël approche ! Et les chants traditionnels résonnent dans nos souvenirs, d’où que nous venions. 

 

O Dannebäum, O Dannebäum, wie tréi sinn dini Äschtle !

O gwezenn-sapr, O gwezenn-sapr, na karet out ganeomp-ni !

Et oui, Mon beau sapin roi des forets que j’aime ta verdureeeeeeuh !

 

Mais ce qu’on aime par dessus tout, gourmets que nous sommes, ce sont les petits gâteaux de Noël, les fameux Bredele des régions du Grand Est de la France, qui accompagnent à merveille ces moments chaleureux de fin d’année et qui fleurent bon les joyeux préparatifs des fêtes en famille et entre amis.

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Il n’en fallait pas davantage pour que ces délicieux moments partagés autour des fourneaux deviennent une tradition chez le Ptits Potes ! Cette année encore, chez Claire et Richard, quelques adhérents se sont réunis pour pâtisser dans la joie et la bonne humeur au cours d’un atelier gourmand ! 

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Vive les bonnes et chaudes odeurs de cannelle et de sucre, les nuages de farine délicate à souhait, le ballet des amandes et des noisettes n’attendant que d’être dévorées une fois incorporées aux différentes préparations qui caractérisent justement ces petits gâteaux traditionnels. Mais ici dans notre beau village de Plévenon, ces merveilles croustillantes ou fondantes prennent un délicieux goût Breton tant la main d’oeuvre y met du coeur avec les produits du terroir. C’est tout un art. 

 

On retrouvera donc ces délicieux et variés Brelele (entendez « petits gâteaux ») sur le marché de Noël et y résiste qui pourra ! 

 

A consommer sans modération avec une pensée reconnaissante pour celles et ceux qui les auront confectionnés afin de les partager !

 

Joyeuses fêtes gourmandes à toutes et tous !

 

Pour celle et ceux que ça intéresse, « Une courte Histoire des Bredele » :

 

L'origine et l'histoire des bredele sont particulièrement difficiles à établir. Les seuls indices sont les moules utilisés pour leur fabrication, dont le plus ancien date du xive siècle.. Une preuve de leur existence date de 1570, quand le Magistrat de Strasbourg interdit le marché de la Saint-Nicolas. Ne pouvant plus acheter d'agrumes (oranges, mandarines et citrons) ni d'épices, nécessaires pour la préparation des bredele, les ménagères de la ville protestèrent vigoureusement.

 

Pour leur préparation, on découpait simplement la pâte au couteau, pour obtenir des formes carrées, rectangulaires ou des losanges. Dans ses Mémoires, la baronne d’Oberkirch raconte qu’on pouvait les acheter sur le Christkindelsmärik (Marché de Noël) de Strasbourg.

 

Les bredele commencèrent à se démocratiser au courant du xviiie siècle. On en trouvera beaucoup plus au début du xixe siècle avec l'apparition d'emporte-pièces.

 

En famille, on confectionne à partir de novembre souvent plus d'une dizaine de sortes de bredele. Les recettes familiales sont jalousement conservées et transmises. Certaines préparations nécessitent en effet un véritable tour de main. Ils sont traditionnellement conservés dans des boîtes en métal et on en sert à toutes occasions durant la période des fêtes : café, goûter, petit cadeau, etc. On ne manquera pas d'en proposer à chaque visiteur.

 

Ils se dégustent le plus souvent avec le café, au dessert ou en goûter avec un grand verre de lait ou de vin chaud. Certaines recettes sont parfois réadaptées à l'occasion de fêtes religieuses comme Pâques ou la Saint-Nicolas. Les biscuits alors prennent des formes de personnages amusants comme les célèbres Menele.

 

Bon appétit !